Cette fois-ci, c’est vraiment terminé. Je peux vous jurer que j’étais plein de bonne volonté, mais je n’ai plus le temps de me consacrer à ce blog. Je ne suis pas heureux d’arrêter mais je n’aime vraiment plus ce que je produis ici. J’écris mal, je ne peux plus faire autant de recherches qu’avant et du coup je ne suis pas satisfait.
Le blog a trois ans aujourd’hui, il n’apporte plus rien de spécial au sujet.
Merci pour les liens, les lectures, les commentaires, les tweets etc. Désolé pour le faux retour d’un mois, c’est nul mais j’y croyais.
Chevrolet a mis en place une campagne à Dubaï, dans le but d’insister sur ses efforts quant à la réduction du prix de ses véhicules. Il était en effet possible de lire sur un billboard réalisé au feutre par un artiste : “We saved money by hand-drawing this ad. So you pay less for the car”.
L’exécution et l’idée sont bien sympathiques, mais ce type d’engagement pourrait bien s’avouer être à double tranchant lorsque – pour la prochaine campagne par exemple – la marque voudra s’afficher de manière plus traditionnelle. A moins d’assumer avec un message du genre “Cette fois-ci les voitures sont plus chères car on a imprimé en couleurs”, je vois mal comment Chevrolet peut rebondir habilement après ce coup.
Un peu de guerrilla dans son plus simple appareil, le flyer. Outil de base de la discipline, il est souvent oublié, mais quand il est sympatiquement utilisé, il fait la différence. Par rapport à la pizzeria du coin j’entends.
Mini a choisi ce moyen pour soutenir le lancement de la Countryman en Bretagne. Des automobilistes de Rennes et Saint-Malo ont en effet découvert sur leur propre voiture un flyer la mettant en vente. De quoi attirer l’oeil des propriétaires mais aussi des passants. Des marquages au sol à la terre ainsi que de faux auto-stoppeurs faisant la promotion de la Mini Countryman viennent s’ajouter à cette campagne, réalisée en septembre dernier.
Un collectif de street art allemand s’est joint à Amnesty International pour soutenir Troy Davis, un américain emprisonné dans des conditions apparemment floues. Troy Davis risque la peine de mort. Afin de faire connaitre son cas, des oeuvres lenticulaires on été réalisées dans le centre de Londres.
The Ashes est une série de matchs de cricket opposant l’Angleterre et l’Australie, tous les 2 ans. La manifestation existe depuis le XIX siècle, autant dire que l’évènement sportif est plutôt important et fortement suivi dans les deux pays. Comme toujours lorsqu’il s’agit d’évènements sportifs largement médiatisés, une marque plus intelligente que les autres – ou complètement à coté de la plaque – s’est faite remarquer.
Comme l’indique le visuel ci-dessus, c’est la compagnie australienne Qantas qui a assuré le spectacle sur Twitter en décrétant vouloir voir le titulaire du compte @theashes en Australie. Un geste censé permettre à l’américaine concernée de pouvoir suivre sur place des matchs de cricket qui ne concernent, soit dit en passant, pas son pays. L’ex-inconnue, qui a eu la chance – ou le malheur – d’avoir choisi @theashes comme pseudo sur Twitter il y a deux ans, a vu son compte passer de 300 à 10 000 followers en moins de 48h consécutivement au tweet de la marque. Moins de 48h. S’en est suivie une spirale que je trouve infernale, entre RT massifs, couverture presse impressionnante et plusieurs interviews…
Pour le moment @theashes – aidée par une agence de PR – a plutôt l’air de bien le prendre, puisqu’elle a indiqué à HMS “I most certainly would not object to a free trip to Australia!”, mais très honnêtement, cette gloire artificielle a tout de malsain. Une marque a-t-elle le droit d’utiliser quelqu’un de la sorte en lui proposant un simple billet d’avion en échange ? Où est-ce qu’on opt-out ?
Dans la continuité de sa campagne Be Stupid, Diesel s’amuse en Belgique. Entre performances cacophoniques et expérience multi-écran, la provocatrice Italienne poursuit sa série d’actions décousues mais assumées. Pour assurer le côté expérientiel, la marque a fait installer dans les rues d’Anvers une cabine brandée Be Stupid, gardée par des sbires à lunette.
Un concept qui ne fonctionne peut-être pas pour toutes les initiatives, mais la notoriété de la campagne Be Stupid a dû faire le travail. De plus, les gens – s’attendant à une expérience intéressante – s’y sont probablement pressés. Il faut dire que l’invitation était plutôt sympa, puisque cette boite noire permettait aux passants de “renaître stupides”, pour reprendre les mots de la marque.
L’idée est top, la réal l’est moins je trouve. Un peu plus de puissance et de folie n’auraient pas été de trop pour faire de cette opé quelque chose de visuellement plus intéressant.
Rio est le témoin depuis plusieurs jours de scènes de guerrilla. Pour une fois je vous parle de guerrilla dans le sens premierdu terme. Bus qui brûlent, terreur, morts. Rien de bien sympa dirons-nous. Dans ce contexte pacifique, Procter a apparemment maintenu une opé de guerrilla – marketing cette fois – , soutenant un site promotionnel, basé sur le concept visuellement efficace de l’avion qui livre des caisses contenant les produits concernés. Rien de bien méchant en somme.
Pas bien méchant donc, mais maladroit à souhait puisque des caisses – pour faire croire à un largage – ont été placées dans des endroits fréquentés de Rio, dans la matinée du 24. En sachant que les évènements fâcheux précédemment évoqués étaient encore relativement frais, pour ne pas dire toujours d’actualité, jouer avec les réactions des passants n’était pas stratégiquement brillant.
Ce qui devait arriver arriva, et tout comme lors du Boston Bomb Scare (je vous ferai un article à ce sujet, très bientôt), la police fût appelée et se rendît sur place. À 50, lourdement armés, climat oblige. La rue ce n’est pas comme une home de Yahoo.fr ou une annonce presse dans Elle. Ça peut s’annuler à la dernière minute. Sincèrement il fallait vraiment être naïf pour croire que déposer des boites sans étiquette ni indication aucune ne causerait pas de problème.
P&G aurait à moitié reconnu la faute et a annoncé que la marque ne recommencerait plus ce genre d’opération. Dommage, bien pensées, elles peuvent donner de belles choses. Je dis bien aurait car l’absence de branding me semble inconcevable de la part de P&G et inutile, sauf dans une démarche teasing naturellement. A priori, on n’en saura pas plus…
Visant à protéger l’environnement, La David Suzuki Fondation a voulu montrer aux habitants de Vancouver leur potentiel futur, modifié par le réchauffement climatique et la montée des eaux. Empruntant une mécanique plutôt classique pour la cause, c’est par son exécution que le dispositif se détache. Des moules provenant des restaurants de la ville furent en effet utilisées pour simuler les stigmates de la marée sur des poteaux de Vancouver. Joli travail.
Agence : Spring (site | opés) Déroulement : juillet 2010 Source :I Believe
Le 16 novembre dernier, le Prince William et son amie Kate ont officiellement annoncé qu’ils se mariaient. Je ne vous raconte pas la couverture de l’évènement, vous devinerez que cela dépasse tout entendement en Angleterre. Au delà de faire frémir tout le Royaume, la nouvelle a créé une fenêtre de tir inespérée pour les communiquants opportunistes.
Pour qu’un Stunt puisse être considéré comme tel, il faut qu’il soit relayé par les médias, de préférence quand ces derniers concentrent leurs efforts sur un sujet porteur. La recette est simple : soit on s’appuie sur un évènement médiatisé prévu de longue date, soit on est excellent et on crée l’évènement, soit on a faim et on saute sauvagement sur une opportunité en espérant être le seul. Sur ce coup, ils sont beaucoup à espérer.
Entre Domino Pizza qui propose aux couples formés d’un William et d’une Kate des produits (à l’ail) gratuits s’ils viennent prendre un menu dans l’une de leurs enseignes, Paddy Power (paris) qui invite les Anglais à prédire – en plus de rembourser les parieurs s’il pleut le jour de l’union – le mois du mariage, une marque de literie qui propose un lit “spécial princesse”, les festivités vont bon train. Encore, je suis plutôt sympa de ne pas vous faire l’énumération des agences de voyages et autres offices du tourisme qui font allusion au Kenya (lieu de la déclaration du Prince à sa dame) ou qui proposent des destinations pour la future lune de miel du couple (Irlande, Philippines, Angleterre, Ecosse…).
Le pire dans tout cela, c’est que la presse joue le jeu, comme le prouve par exemple The Telegraph qui distribue des liens à plus ou moins toutes les marques faisant référence au mariage (à ce sujet, QG offre Purple Cow au Prince William s’il vient commenter ce billet). Le déploiement massif d’initiatives marketing liées à l’annonce du mariage ne semble donc pas si bête, même si faire entendre sa voix dans cette cohue va vite devenir difficile autrement qu’en ayant recours à de l’achat d’espace. C’est d’ailleurs peut-être pour cette raison que la presse joue tant le jeu…
J’aime les Burritos, j’aime la publicité, et j’aime ce billboard. Réal in house, drôle, osée et directe, ce n’est pas tous les jours qu’un billboard se fait remarquer en 4 mots.
Réalisation : in house Déroulement : octobre 2010 Visuel : Daily Billboard