Sur Condomi et la discretion

Condomi est une marque de de préservatifs allemande qui dispose aussi de sex-shops. Dans notre cas, il est question de l’un d’eux, qui pour attirer l’attention n’a pas trouvé mieux que d’utiliser ses clients.

Sur Condomi et la discretion

Comme Thibaut de Hush Hush je me pose des questions sur le côté choquant de ce dispositif, mais pas uniquement.

Choquant?

C’est certain que ce genre de dispositif fera plus rire que choquer, cependant, les publicitaires ne doivent pas oublier que ce message sera diffusé partout où les porteurs iront, ce qui est plutôt moyen si ce dernier doit, après ses courses, passer devant 3 écoles, allumer un cierge à l’église du coin et saluer ses grand-parents. 🙂

Il faut cependant admettre que le visuel sur le sac n’est pas non plus incroyablement choquant, on a vu pire.

Pratique?

Il est aussi question d’un aspect ergonomique, car il semblerait que la poignée des sacs ne soit pas très bien placées; elle est en effet un peu basse. Le point que je veux souligner ici n’est pas le fait que le créateur du sac devrait étudier les proportions humaines avec plus d’assiduité, mais plutôt celui que ce sac a vu sa forme modifiée dans le but d’y positionner une publicité. Un constat qui soulève donc la récurrente question de l’intrusivité.

Et l’intrusivité dans tout ça?

Pour ma part, je pense que ce dispositif est intrusif, et ce, pour plusieurs raisons:

  • message non adapté à une cible grand public
  • le client du Sex-shop est complètement stigmatisé (en général ça dérange personne de montrer aux autres le fait d’être passé chez le boulanger. Celui d’avoir refait sa garde robe hot est plus gênant…)
  • Si j’étais client de ce Sex-shop, j’aurai juste l’impression de me faire prendre pour un pigeon, véhiculant un message contre mon grès et en dépit de ma vie privée.

Ce dernier point permet de souligner le but de ce type de sac. Transformer les clients des enseignes concernées en véritables vecteurs de communication. Cette utilisation n’est pas un mal en soit, mais elle présente certains inconvénients que les détracteurs de la publicité sauront mieux apporter que moi.

L’idée

Cette création, en plus d’être mal venue, n’est bien sûr pas une première puisque vous devez vous souvenir du sac trompe l’œil de Shumensko, bien mieux réussie à mon goût.

Pour finir, je me permettrai de dire que le premier responsable de cette mauvaise opération n’est pas l’agence mais l’annonceur, car les considérations énoncées dans ce billet relèvent plus d’éthique que de publicité.

Agence: Draft FCB Kobza, Autriche
Source: Hush Hush

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