F1 : Marlboro et Ferrari provoquent

Avec la durée de chaque course, l’engouement qu’elles suscitent auprès des médias et du public, il va de soi qu’être sponsor d’une écurie est aussi coûteux qu’intéressant en terme de visibilité, surtout lorsque la publicité pour le produit concerné est interdite dans un grand nombre de pays, dont le notre. Marlboro, sponsor de l’écurie Ferrari depuis 1984  a récemment dû changer sa manière d’être présente sur les bolides du fait de protestations de l’union européenne, accusant l’équipe de faire de la publicité subliminale.

Officiellement, le code-barres situé derrière le pilote n’est pas de la publicité subliminale pour Marlboro, alors même que le logo de la marque était placé au même endroit lorsque c’était permis, que le code-barres utilise les mêmes couleurs et une forme proche du paquet de cigarette de la marque de Philip Morris. D’après la Marlboro, il semblerait que cela fasse juste partie intégrante du design du véhicule, rien de plus.

“The bar code is part of the livery of the car, it is not part of a subliminal advertising campaign.” – Ferrari

Il est naturellement difficile de croire cette affirmation d’une mauvaise foi à toute épreuve (voyez ce montage). Mais il y a plus intéressant. Le sujet fait polémique en ce moment alors que les protestations de ce genre envers l’écurie Ferrari – et d’autres – ne datent pas d’hier. Pour des raisons de législation, les différentes écuries jonglent en effet avec la visibilité de leurs sponsors cigarettiers depuis les années 1990. Pour Ferrari, le terme jongler est léger puisque l’équipe est passée d’un affichage libre avant 1994 à  un code-barres jusqu’en 1999. L’affichage est redevenu libre en 1999-2000 puis  fût remplacé par un carré blanc  jusqu’en 2004 pour être re-remplacé par un code-barres à partir de 2005. Et maintenant ? Retour au carré blanc du début des années 2000.

“This decision was taken in order to remove all speculation concerning the so-called “bar code” which was never intended to be associated to a tobacco brand.” – Ferrari

Il est à mon avis difficile de nier que dans l’affaire, Marlboro sort gagnante. La marque arrive tout de même à générer un nombre de retombées médiatiques inouï depuis 20 ans par le biais d’une simple alternance entre un carré blanc et des barres verticales. A l’heure ou d’autres optent pour l’improbable – mais moins polémique – en incrustant des diamants dans le volant et les casques de leurs coureurs, on peut tout de même saluer la stratégie aussi futé que provocatrice d’une équipe dont le nom officiel est aussi innocent que son remarqué code-barres : Scuderia Ferrari Marlboro.

Sources : Adfreak + Wikipedia(1) + Wikipedia(2) +Wikipedia(3) + Timesonline

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